MEDIAS

Vendredi 30 octobre 2009



    Reçu ce mail d’Alexandra Gonzalez, journaliste de la rubrique Santé de France Soir :


« À l’occasion de la parution du livre Bidoche de Fabrice Nicolino, nous allons faire paraître un dossier sur le sujet. Nous sommes à la recherche d'activistes anti-viande, pour recueillir leurs témoignages. Je me demandais si vous en connaissiez éventuellement, et si vous pouviez m'aider à rentrer en contact avec eux. Je peux vous assurer qu'il n'y aura aucune caricature, étant moi-même végétarienne depuis l'âge de huit ans (et j'en ai 23 ans aujourd'hui...!) »  <br />


    Ainsi, une journaliste promet de ne pas faire de « caricature » sur le végétarisme, parce qu’elle a elle-même adopté ce régime alimentaire. Ne pas être « caricatural », de la part de France-Soir, c’est un scoop ! Dommage qu’il n’en fut pas de même quand ce journal publia un article caricatural sur les testeurs de médicaments...

...J’oubliais, les journalistes font partie de cette caste de privilégiés qui n’a pas « besoin » de faire ça. Impossible (donc) pour un journaliste de ne pas traiter le sujet des essais cliniques de première phase sans tomber dans la « caricature ».


Par Michelle Julien
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Lundi 29 juin 2009
     À ma dernière visite chez mon médecin généraliste, je me suis amusée à compter le nombre de femmes dans la salle d’attente. Sur les 10 personnes présentes, toutes étaient des femmes ! Je précise que j’avais pris rendez-vous pour une otite, d’abord traitée sans succès avec de l’extrait de pépin de pamplemousse. Je commence toujours par la phytothérapie plutôt que de me précipiter chez le toubib.

Les femmes seraient-elles plus malades que les hommes ? Aux Etats-Unis, 80 % des consommateurs de médicaments sont des… consommatrices. La  raison  à cette boulimie féminine des médicaments ? Les médias ! Et particulièrement la presse féminine. Je me suis prêtée à l’exercice suivant : compter dans un magazine féminin grand public – Prima (juin 2009)– le nombre de publicités par catégorie : alimentation, cosmétique, médicaments.

Alimentation

     * Céréales « bien-être intérieur »
     * Eau qui « renforce les os »
     * Eau qui « élimine »
     * Biscuits « légers »
     * Plat cuisiné d’une célèbre marque de régime
     * Sucre « 50% de calories en moins »
     * Fromage « 39% de matière grasse en moins »
     * Sachets « aides-minceur »
     * Croquettes chats « fiers de leur pelage, maîtresses convaincues »
     * Moutarde « tenue correcte exigée »
     * Boîte de conserve au saumon « pour faire plaisir aux enfants »
     * Fromage « pour ceux qui ont du caractère » (reproduction d’un mousquetaire)
     * Sablés (deux enfants apparaissent à l'image)
     * Blanquette de veau, « je me régale c’est la faute à. J’en veux encore, c’est la faute à. »
     * Boîte de conserve aux légumes « sublimes rencontres »

15 pubs.Thèmes récurrents : le régime minceur et des messages centrés sur l’apparence physique, même pour de la moutarde ou les chats !


Cosmétique

     * Soin visage « hydratant 24 H fortifiant »
     * Rouge à lèvres 18 Heures « résiste à toutes les épreuves »
     * Déodorant « bio efficace 24 heures »
     * Lingettes intimes au camélia « hydratantes 24 heures »
     * Lait solaire « pour les peaux les plus vulnérables »
     * Crème anti-cellulite
     * Shampoing contre les cheveux « indisciplinés »
     * Fond de teint « double action liftante »
     * Soin anti-rides visage « Et » yeux
     * Déodorant « traitement intensif »
     * Sérum anti-cellulite
     * Douche hygiène intime « qui protège des agressions extérieures »
     * Soin cheveux colorés
     * Gel toilette intime « hydratation spécial sécheresse »
     * Sérum anti-cellulite

14 pubs. Thèmes récurrents, un corps sans cellulite. Un visage sans rides, fortifié, lifté. Les aisselles doivent subir un traitement intensif. Les cheveux colorés doivent être disciplinés. Le pubis doit sentir le camélia, être hydraté, tout en étant protégé des agressions extérieures.


Médicaments (produits spécifiés vendus en pharmacie)

     * Complément alimentaire « drainage et minceur »
     * Pastilles « pour être sûr de son haleine »
     * Sachets « gênes urinaires »
     * Antiseptique « hyper efficace, sans piquer, hyper-précis »
     * Lecteur de glycémie
     * Gélules « programme minceur silhouette ciblée »
     * Comprimés « pour retrouver votre équilibre nerveux »
     * Complément alimentaire « combat contre les graisses
     * Flacon « comportement anormal de votre animal »
     * Patchs « articulations sensibles »
     * Gélules « modérez votre stress »

11 pubs. Thèmes récurrents, femmes et animaux au comportement anormal. Régimes, diabète, mauvaise haleine et pubis qui gratouille… créer, maintenir et renforcer une insécurité vis à vis de son corps et la peur, celle de vieillir et de grossir. Pas étonnant qu’elles auront besoin de « modérer leur stress », les lectrices des magazines féminins !

     Les médias prennent vraiment les femmes pour des connes… peut être parce qu’elles le valent bien ? Car la seule image qui renvoie à une personnalité forte, courageuse et "qui a du caractère", c'est celle d’un homme, un mousquetaire.

L’image de la femme dans les médias est un thème que je traite largement dans mon prochain livre : DES SOURIS ET DES SALOPES.


Par Michelle Julien
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Mercredi 20 mai 2009


    L'année dernière, la BBC avait diffusé le même type de programme : six jeunes britanniques "fashion victimes" partaient travailler  en immersion dans des usines indiennes qui fabriquent des vêtements pour la clientèle occidentale.

    Cette fois-ci, ce sont six jeunes britanniques addictés aux "takeaways"

Pourquoi parler de ce programme ? Je pense que l'on devrait faire le même genre d'"expérience" pour les médicaments. Cela rendrait les gens plus responsables vis-à-vis de leur consommation de médicaments, en les confrontant à la réalité de l’expérimentation humaine.




Voici le pitch :

Six young British food consumers go to live and work alongside the workers in south east Asian food industries

A huge percentage of the cheap food we eat in the UK comes from South-East Asia, where it is harvested and processed before being placed neatly in the supermarkets where we don't even have to think about its journey

We consumers are pretty much aware by now of how spoiled we are for choice when it comes to buying or ordering food at reasonable prices.

This ambitious new four-part series, which debuts tonight, attempts to uncover the human cost of producing the food we take so much for granted and goes behind the scenes of the tuna, prawn, rice and chicken industries.

Six young British consumers - fussy eater Jess (19), fast-food fan Manos (20), fitness fanatic Olu (25), luxury food lover Lauren (21), keen cook Josh (20) and ethical shopper Stacey (20) - travel to south-east Asia to see for themselves what's involved.
advertisement

They have to catch, harvest and process food products that are eaten every day in the UK.

They also eat, sleep and live with the food workers in the poorest areas of Indonesia and Thailand and see how they fare living on the same wage - the average for such workers being around £3 a day.

In tonight's first episode the travellers enter Indonesia's tuna industry in Bitung on the island of Sulawesi.

In the UK, over a billion tins of tuna are consumed each year and Bitung's canneries supply many of our supermarkets and sandwich chains.

Living with the workers in their basic conditions, they endure the 90-degree heat of the tuna canneries and struggle with the harsh realities of life on a traditional tuna boat in the western Pacific.

The extreme conditions affect them all - as does the hand-to-mouth existence of those they are living with. But the big question is whether their unsavoury experiences will make them - and the programme's viewers - think twice about eating such cheap imported foods.





Par Michelle Julien
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Jeudi 9 avril 2009

     Écoutez l'émission de BBC radio 4 sur le Dr William Sargant et la "chambre du sommeil" de l'hôpital de St Thomas à Londres.

Cliquez ICI

The controversial psychiatrist Dr William Sargant, who tested drugs on his patients with, some say, catastrophic results. In the 1960s and 1970s he developed his controversial Deep Sleep Treatment in the Sleep Room of St Thomas's Hospital in London. James talks to some of those who worked under Sargant in the late-1960s and to some of his former patients, who all say that they are still suffering from his treatment to this day.
Par Michelle Julien
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Mercredi 8 avril 2009
   Dans les années 70 et 80, des centaines d'adolescentes ont été forcées à prendre des doses massives de sédatifs dans l’orphelinat Kendall House de Gravesend (Kent) et géré par l’église d’Angleterre. Ce scandale s’est déroulé dans d'autres établissements, tant privés que publics, partout dans le Royaume-Uni.

Pour entendre le reportage réalisé par la BBC, cliquez ICI


Un dossier montre que sur  32 mois,  l’une des jeunes pensionnaires fut administrée 1 248 fois de 11 différents médicaments.

 Aujourd’hui, ces anciennes pensionnaires présentent toutes des dégâts génétiques qu’elles transmettent à leurs enfants.


A lire :

Girls drugged at Church of England care home during 1970s 'had babies with birth defects'

Today Programme: Kendall House: drugs and birth defects


   En juillet 1984, j’ai vécu à Gravesent, dans le cadre d’un séjour linguistique. J’avais l’âge de la plupart de ces jeunes filles. Peut être suis-je même passée devant leur établissement ?

Par Michelle Julien
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Mardi 10 mars 2009

  Après France Inter, Radio Nova, RMC, je passe en fin de semaine sur 100% radio, dans la matinale d’Emmanuel Bouisset. L’interview a été préalablement enregistrée sur une longueur de plus de 10 minutes. Puis un montage l’a ramenée à 5 minutes. Ce sont les impératifs de l’antenne.

J’ai la voix essoufflée et je mange mes mots : c’est dur de parler de l’expérimentation humaine en un temps si réduit ! Un sincère remerciement à 100% radio et Emmanuel Bouisset de me donner l’opportunité de m’exprimer sur le thème des (tests de) médicaments.


Par Michelle Julien
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Vendredi 6 mars 2009

   J'ai été contactée par deux pigistes de France Soir : Esther THWADI-YIMBU et Nassima DELCI.

 Conversation téléphonique de plus d’une heure avec la première pigiste, pour un article qu’elles se partageaient sur le thème des essais cliniques.

La jeune femme n’avait pas lu le livre et n’avait fait aucune enquête/recherche préalable sur le sujet. Elle n’avait d’ailleurs jamais entendu parler des trois différentes phases de tests, ainsi que leur rôle et objectif. C'est dire !

Le sujet me passionne. Je prend la peine d’entrer dans une longue explication en lui donnant des éléments propres à mon enquête, comme ceux réalisés sur les États-Unis.

 L'article doit être bouclé (torché) pour la fin de la journée. Je découvre le "résultat" à la parution du lendemain :
 
Le papier de la journaleuse Nassima Delci est un patchwork d’éléments pompés dans ma conversation, comme le passage sur les États-Unis, sans, jamais citer mon nom en référence. Et puis, -bien sûr-, un genre journalistique digne du feu « Le droit de savoir ».

  •  L’étudiant qui risque la vie en avalant des cachetons…. Pour arrondir ses fins de mois.
  • L’étudiante qui risque le vih en suçant des b****… Pour arrondir ses fins de mois.
  • Le vieux qui risque la gastro en mangeant les déchets des supermarchés… Pour arrondir ses fins de mois.
« Le droit de savoir » a peut-être disparu, mais son style voyeur-racoleur-misérabiliste fait toujours des émules.
 
  Les méthodes de ces deux "journalistes" ? De la malhonnêteté intellectuelle la plus crasse ! La page FaceBook de Nassima Delci affiche le slogan "Mais si, la presse écrite a un avenir !". On voit comment certains journalistes "travaillent" à ce que la presse écrite ait (encore) un "avenir"...

  Les journalistes ont une mauvaise image auprès du grand public qui se détourne toujours plus de la presse écrite et des médias traditionnels. Ce type de presse ne devrait pas avoir d'avenir !




Par Michelle Julien
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Mardi 3 mars 2009


   J’étais bookée depuis plusieurs semaines pour passer demain à l’émission de Valerie Expert, sur la chaîne d’info LCI.

Prise de contact avec une assistante de Valérie Expert pour la préparation de l’émission du lendemain. Elle veut savoir de quoi parle le livre, puisqu'elle ne l'a pas lu. Après quelques mimutes de discussion, la journaliste conclut : « Votre livre ne doit pas plaire aux labos. »

 J’insiste sur le fait que ma démarche s’adresse aux consommateurs de médicaments. Au grand public ignorant  - quand il n’est pas simplement indifférent  - de la « phase » d’expérimentation humaine, dans le développement des médicaments.

Une heure plus tard, la même journaliste me rappelle pour me signifier que mon intervention est annulée : « Le sujet est finalement trop compliqué pour les auditeurs de LCI. »

Trop "compliqué" ? Un article sur le livre vient de paraître dans Télé Loisirs ! Je suis passée hier sur l’antenne de RMC, une radio considérée comme très « populaire » et « France d’en bas ».

Je suis dépitée. La journaliste cherche à me réconforter : « On vous invitera quand il y aura une actualité liée aux tests de médicaments, comme un protocole qui tourne mal. »

   Chouette ! Vivement qu’un type meurt dans un essai clinique, et j’aurai la chance d’être  - cette fois-ci – invitée dans tout plein d’émissions de téloche !

Et ça deviendra moins "compliqué" pour LCI d’en parler…


Par Michelle Julien
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Lundi 2 mars 2009

  Après une heure de conversation avec Karine Urvoy, une journaliste de Télé Loisirs, un article sous forme de "témoignage" est publié dans le journal de cette semaine.

Bien sûr, l’hebdomadaire est un journal très grand public. La journaliste ne peut/veut pas entrer dans le fond des choses concernant l’expérimentation humaine, mais le vocabulaire employé relève, non pas de la vulgarisation, mais de la superficialité sensationnaliste. Une bien détestable habitude chez les journalistes !

Je n’ai jamais dit ou écrit que j’avais participé à des dizaines, mais à une dizaine : 10 protocoles (6/7 en France, 3 au Royaume-Uni) : la nuance est tout de même de taille.

L’article est également titré « Cobaye » .

Voici ce que j’écris dans mon livre concernant l’utilisation de ce mot :


     « Il y a différentes manières de parler des testeurs de médicaments… je devrais plutôt écrire « cobayes »,   puisque les médias et le grand public ne font pas de distinction entre « testeurs de médicaments » et « cobayes ». Quand un humain est utilisé comme sujet d’expérimentation, il est automatiquement affublé du qualificatif de cobaye. La banalisation de ce mot, alimentée tant par le fantasme que par l’ignorance, reflète l’apathie de notre société face à l’expérimentation humaine. »


     De plus, toutes les deux lignes, la journaliste me fait dire le mot "sérieux" :
               "c'est sérieux", « tout cela est sérieux »…

 Qu’est ce qui est sérieux ? L’expérimentation humaine ?

C'est une étape « obligatoire » avant l’AMM d’un médicament, soit, mais, « légale » ne signifie pas « sérieux ». La journaliste le sait, puisqu’elle a lu le livre, au moins quelques pages,  et qu'elle a recueilli mes propos sur plus d'une heure d’entretien.

  Mais pour qui roule ce Télé Loisirs ? ... 
sur la page de l’article est présent un encart publicitaire sur un complément alimentaire, pour traiter les inconvénients liés à la ménopause...

   Voici le texte original de la journaliste qui me l'avait envoyé pour relecture, quelle différence avec ce qui est maintenant imprimé !
 
« Voir l’envers du décor m’a permis de faire quelques constats : l’objectif final de ces protocoles, c’est la commercialisation du produit. Les pharmacologues sont des commerciaux, au service de leur laboratoire pharmaceutique. Le but n’est pas de mettre sur le marche de nouveaux médicaments, ce sont des médicaments qui existent déjà et qui auront un autre nom, des copies. Car les médicaments innovants, c’est risqué.
Je ne veux pas jeter la pierre à l’industrie pharmaceutique, c’est toute notre société qui fonctionne comme çà. Et puis je me demande  si le fait de tester par exemple un médicament contre le diabète de type II sur des hommes ou femmes jeunes et en bonne santé garantit que le médicament ne présentera aucun risque s’il est administré à une personne de 60 ans ! Egalement si le temps du protocole  en phase II est assez long pour que les effets indésirables apparaissent.
Toutes sortes de questions que devrait se poser le consommateur de médicaments s’il voulait bien cesser d’être un consommateur passif. »



 

Par Michelle Julien
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Jeudi 26 février 2009
     Lundi prochain, je suis invitée sur l'antenne de RMC.

Je préfère le format radio plutôt que télévisuel, car point de contrainte de "gestion de l'image", plus communément appelée syndrome Nixon.

Célèbre débat télévisé entre Nixon et Kennedy. Nixon connaît ses dossiers et traite de sujets de fond. Mais il transpire. Il est pâle. Sa chemise beige fait tapisserie avec le décor. Kennedy, malgré la superficialité de ses propos, passe « mieux ». Il est bronzé et poudré. Le public le plébicite. À la téloche, l’apparence prime.

Je ne sais pas comment le journaliste de RMC va m'accueillir. J'espère qu'il va vraiment s'intéresser au sujet et me poser des questions qui iront au delà du style "Le droit de savoir / Combien ça coûte".

     J'ai essuyé une véritable déconvenue avec l'émission Le journal de la santé. Chaque jour, pendant 10 minutes,  deux animateurs posent des questions à l’auteur d’un livre, en rapport avec le thème de la santé. Mais les animateurs ne sont pas des journalistes comme les autres. Michel Cymes est un médecin, toujours en activité. Et Marina Carrère d'Encausse, a également une formation en médecine.

Premier constat, la plupart des invités hommes sont d’éminents experts : professeurs de médecine, etc. Les invitées femmes sont,  soit des « victimes héroïques », -un concept propre à Oh Editions- , soit des moins expertes que les hommes : de vulgaires journalistes.

Et moi, dans tout ça ? Ni victime, Ni héroïne. Pas de carte de presse, Pas de formation médicale. Un ovni inoffensif.

Une mascarade promotionnelle. De toute évidence, les deux présentateurs n’avaient pas parcouru ou même survolé les quelques pages d’introduction du livre. Le niveau zéro de la conscience/curiosité professionnelle.

On fait la "promo" d’un auteur, dont on se fout éperdument du thème « médical », qu’il traite dans son livre.
Testeurs de médocs. Who cares ? De la part de deux toubibs, c’est plutôt décevant.

Cerise sur la gélule, un Cymes hautain, condescendant. Et avec un mépris à peine dissimulé, insiste pour savoir « combien ça coûte » de tester des médocs. Affligeant.

À la sortie du plateau, une maquilleuse a réagi malicieusement, mais non sans un certain bon sens (propre aux intermittents du travail) :

     " Comme s’il avait besoin de ça, lui "

On aimerait tous avoir un peu de Hulk en nous. Le hic : ça fait transpirer. Pas top pour la "gestion de l’image".

Par Michelle Julien
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  • : blog livre Michelle Julien : Le monde ignoré des testeurs de médicaments : Témoignage-enquête dans l'univers de l'exprimentation humaine
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  • : Blog du livre "Le monde ignoré des testeurs de médicaments, témoignage-enquête dans l'univers de l'expérimentation humaine" (éditions du Cygne)
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  • : Auteure de l'ouvrage "le monde ignoré des testeurs de médicaments, témoignage-enquête dans l'univers de l'expérimentation humaine" (éditions du Cygne) Pour me contacter, veuillez utiliser mon adresse mail: julien.michelle (+) yahoo.fr

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