Dimanche 19 avril 2009

"Auschwitz commence partout où quelqu’un

regarde un abattoir et pense :

ce sont seulement des animaux." Theodor Adorno



     Auschwitz, « comme » un abattoir ? Le docteur Josef Mengele, l’ange de la mort d’Auschwitz, surnommait les prisonniers, qui servaient à ses expérimentations médicales, des « cochons (*) ».

     Pourquoi cette apathie du grand public face à l’expérimentation humaine ? La banalisation de l’expression « cobaye » - banalisation grandement alimentée par les médias - y est pour beaucoup. Ceux qui participent à des essais cliniques sont automatiquement affublés du qualificatif de « cobaye », pour mieux les déshumaniser en les plaçant au rang « inférieur » de l’animal. Ils ne sont pas comme nous. Ce sont seulement des animaux.

     Les français sont les plus gros consommateurs de médicaments allopathiques en Europe. Pourtant, la majorité considère comme « dangereux » le fait de tester des médicaments. Alors, pourquoi continuer à consommer des médicaments, si l’on croit que d’autres se sacrifient ou soient sacrifiés pour notre petit confort, notre petite santé ? Parce que ces « autres » ne sont pas comme nous. Ils sont des cobayes. Ce sont seulement des animaux.

     L’industrie pharmaceutique est souvent accusée d'être cynique... Mais la société entière fonctionne ainsi ! Et le système de pensée/défense des consommateurs de médicaments égal en cynisme celui des labos. Une société utilitariste qui prône le sacrifice de quelques-uns pour le bien-être du plus grand nombre.

     Le mot « cobaye » devrait être utilisé seulement quand les sujets d’expérimentation sont des victimes. Les animaux le sont toujours en l’espèce. Mais avant d’être des « cobayes », ces animaux sont des cochons d’Inde, des rats, des souris, des chiens, des singes, etc. Et les humains traités comme des « cobayes » sont les prisonniers, ou ceux qui ne peuvent pas donner de consentement éclairé, tels les malades mentaux (asiles), les enfants (orphelinats), etc. Tous les participants aux essais cliniques ne sont pas des victimes. Des malades contribuent grandement au progrès de la recherche médicale et à la découverte de thérapies. Ils disent vouloir devenir les acteurs de leur traitement.

    Pendant que des participants aux essais cliniques deviennent « les acteurs de leur traitement **», les consommateurs de médicaments se déresponsabilisent et se victimisent. La majorité des essais cliniques tourne autour des mêmes maladies ; celles liées à notre mauvaise hygiène de vie : manque d’exercice physique, tabagisme, alimentation trop riche en graisses saturées et en sucre (diabète type II, hypertension, maladies cardiovasculaires). Il suffirait d’un peu de bon sens, et d'une attitude responsable vis-à-vis de notre santé, de notre consommation de médicaments, et les labos ne produiraient plus ces médicaments de confort, autrement appelés "blockbusters" et leur cohorte de "me too".

     L’expérimentation animale est une méthodologie obsolète. La preuve est le nombre de mes compagnons qui refusent d’être les premiers testeurs humains après les animaux : trop « risqué » me disent-ils. L'utilisation d’animaux comme « cobayes » n'est jamais éthiquement justifiable. Décréter que l’autre est inférieur à soi pour mieux justifier/accepter son exploitation.  Le combat contre les animaux « cobayes » doit s’associer à celui contre des humains « cobayes ». Mais qui se soucie de ces « autres », pas comme nous ? Ce sont seulement des animaux.


(*). Charles Patterson, Eternal Treblinka : Our treatment of Animals and the Holocaust, Lantern Books, p47.
(**). Laure Pelé, "Un site pour tout savoir sur les essais de médicaments", Le Parisien, 11 avril 2009.


Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Samedi 18 avril 2009
Toujours bon de se remémorer quelques faits :

-  Sur 1 300 nouveaux médicaments sortis depuis 25 ans, 13 concernent les maladies tropicales (paludisme, tuberculose, pneumonies, sida, diarrhées infectieuses), pourtant elles tuent chaque année 12 millions de personnes principalement des enfants, mais elles ne sont pas rentables comme les maladies chroniques des vieux pays riches.

-  Le volume de médicaments consommés en France a été multiplié par près de 30 en quarante ans. Sur les 20 produits les plus vendus actuellement, 10 ont été lancés, il y a moins de 3 ans. Parmi ces nouveautés, la moitié sont, en réalité, une nouvelle version de produits déjà existants.

-  L’industrie pharmaceutique emploie près d’un million et demi de personnes dans le monde et réalise plus de 400 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

-  À peine 17 nouvelles molécules ont été introduites sur le marché en 2002, 3 fois moins qu’en 1996.

-  Les vraies innovations représentent moins de 1 mise sur le marché sur 3. La plupart des 300 à 500 "nouveautés" enregistrées chaque année par les laboratoires sont en réalité déjà commercialisées, mais sous une autre forme (produits injectables, comprimés, poudres, etc.).

-  En France, plus de 90% des 3 milliards de boîtes consommées chaque année - 50 par habitant en moyenne, un record mondial - sont remboursables. Les médicaments coûtent plus de 17 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale.

-  Sur les 2 090 produits mis sur le marché au cours des 20 dernières années, seuls 7 constituaient un progrès thérapeutique "majeur". Pourtant, les trois quarts sont remboursés à plus de 65%, et ce chiffre ne fait qu’augmenter.

-  Sur les 429 membres inscrits en 1999 aux différentes commissions d’experts de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) - maître d’œuvre de la politique française publique d’évaluation et de contrôle des médicaments - 334 déclaraient entretenir un lien direct ou indirect avec un laboratoire. En clair, plus de 3 sur 4 travaillaient ou avaient déjà travaillé pour une firme pharmaceutique.

-  Un essai clinique (essai sur humain pour connaître la viabilité d’un médicament) - réalisé pendant plusieurs mois, voire plusieurs années - peut rapporter à un service hospitalier entre 1 500 et 15 000 € par patient suivi, selon la spécialité. Chaque article publié ensuite sur le sujet dans une revue scientifique est aussi rémunéré : jusqu’à 7 500 €, selon la renommée de l’auteur et de la publication. Sans compter l’animation de colloques ou de formations, payée entre 500 et 3 000 €, selon la prestation.

     Et pendant ce temps, quand les médias français traitent du thème des essais cliniques, ils continuent de se focaliser  sur ces "cobayes qui s'en mettent plein les fouilles à tester des médocs". Pourquoi font-ils cela ? Pendant que l’on parle de la minuscule et dérisoire compensation financière octroyée au testeur , on ne parle pas du colossal marché du médicament, et puis surtout faut pas attaquer les toubibs. Ce que font les "cobayes" c'est indigne , c'est honteux, mais pas touche aux médecins ! Ce sont eux qui nous prescrire les médocs indignement et honteusement testés par ces « cobayes humains ».




Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Jeudi 9 avril 2009

     Écoutez l'émission de BBC radio 4 sur le Dr William Sargant et la "chambre du sommeil" de l'hôpital de St Thomas à Londres.

Cliquez ICI

The controversial psychiatrist Dr William Sargant, who tested drugs on his patients with, some say, catastrophic results. In the 1960s and 1970s he developed his controversial Deep Sleep Treatment in the Sleep Room of St Thomas's Hospital in London. James talks to some of those who worked under Sargant in the late-1960s and to some of his former patients, who all say that they are still suffering from his treatment to this day.
Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Mercredi 8 avril 2009
   Dans les années 70 et 80, des centaines d'adolescentes ont été forcées à prendre des doses massives de sédatifs dans l’orphelinat Kendall House de Gravesend (Kent) et géré par l’église d’Angleterre. Ce scandale s’est déroulé dans d'autres établissements, tant privés que publics, partout dans le Royaume-Uni.

Pour entendre le reportage réalisé par la BBC, cliquez ICI


Un dossier montre que sur  32 mois,  l’une des jeunes pensionnaires fut administrée 1 248 fois de 11 différents médicaments.

 Aujourd’hui, ces anciennes pensionnaires présentent toutes des dégâts génétiques qu’elles transmettent à leurs enfants.


A lire :

Girls drugged at Church of England care home during 1970s 'had babies with birth defects'

Today Programme: Kendall House: drugs and birth defects


   En juillet 1984, j’ai vécu à Gravesent, dans le cadre d’un séjour linguistique. J’avais l’âge de la plupart de ces jeunes filles. Peut être suis-je même passée devant leur établissement ?

Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Vendredi 3 avril 2009
Femmes dans les essais cliniques : Un thème controversé abordé dans mon livre.

Pourquoi les femmes sont généralement exclues des tests de médicaments ? Les conséquences sur les patientes ? Un article très intéressant du Journal of Clinical Investigation  à lire ICI

Quelques phrases à retenir:

Until 1988, clinical trials of new drugs by the US Food and Drug Administration (FDA) were routinely conducted predominantly on men (8), even though women consume approximately 80% of pharmaceuticals in the US. The results of male-only clinical trials have led to the development of diagnoses, preventive measures, and treatments that are commonly extrapolated to women, yet the reverse is rare.

A consequence of extrapolating the results of male-only clinical data to female consumers is that women were (and still are) typically prescribed dosages devised for men’s average weights and metabolisms.

The administration of drugs to women at dosages designed for men can place women at risk for overdose. Furthermore, while little is known about the effects of aspirin on heart disease in women, postmenopausal women, like men, have been encouraged to take aspirin daily. The effects of other widely used drugs, such as Valium, were never tested in randomized clinical trials with female subjects, although 2 million women per year consume this drug to control conditions such as anxiety, epilepsy, muscle spasms, and alcohol addiction.

Investigators have defended their choice of males as research subjects on the grounds that men are cheaper and easier to study.

The net effect of gender bias in medical research is that women are at risk for adverse drug reactions and may suffer unnecessarily and die. Such adverse reactions occur approximately twice as often in women as in men. For example, some antithrombotic agents used to break up blood clots immediately after a heart attack, while beneficial to many men, may cause significant bleeding problems in women (12)


A lire également :

TEN WAYS GENDER DIFFERENCES CAN AFFECT HEALTH

Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Jeudi 26 mars 2009


  Récemment sur le service public, l'émission @ la carte tentait de rivaliser avec celle du Droit de savoir de 2006, évoquée dans mon ouvrage.

Astuce journalistique. Pour faire une émission TV sur les essais cliniques, pas besoin de faire des recherches, une enquête poussée, s’y intéresser au minimum … Il suffit simplement de copier ce que les copains ont précédemment fait des centaines de fois : planter une caméra dans un CRO, sans d’ailleurs dire et expliquer ce qu’il est et pourquoi il existe. Focaliser son émission sur ces cobayes (salauds de pauvres en occident) qui s’en mettent plein les fouilles à tester des médocs… mais pas trop tout de même. Heureusement l’honneur national est sauf à travers le « plafonnement de la loi Huriet ».


Remarque intéressante. Le toxicologue qui travaille pour Sephora, raconte, en coulisses, avoir l’habitude d’expérimenter sur des cobayes. Selon lui, « ils sont des animaux idiots ». J’ajouterai : masochistes. Enfermés toute leur courte vie dans une cage. Ne pas chercher à s’évader, et subir les tests toxicologiques douloureux de nouveaux ingrédients indispensables à la survie de l’espèce humaine : les cosmétiques.

   Puis, il se révolte d’apprendre que certaines unités de recherche logent les participants dans des « dortoirs » : "Ca fait cobaye". C’est  également  le cas dans un hôpital public, lorsqu’un patient n’a pas les moyens de se payer une chambre individuelle. Les « scientifiques » ont pris l’habitude d’être logés dans des hôtels 4 étoiles aux Bahamas, quand ils sont invités à des congrès, financés par les labos… alors, forcément ça détonne !



   Conclusion, les pauvres sont des animaux idiots. Et les scientifiques n’ont aucune considération pour leur matériel de laboratoire. Si un toxicologue pensait qu'un cobaye est un être "intelligent", pourrait-il continuer à expérimenter sur lui ?



Par Michelle Julien - Publié dans : Pensée dominante
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Mercredi 11 mars 2009
     "D’abord, ne pas nuire ?" (premier serment d'Hippocrate) avait été l’un des (nombreux) titres proposés à l’éditeur. Pas retenu, dommage. Il résumait bien le livre et les interrogations éthiques soulevées, comme celle qui consiste à faire des tests médicamenteux sur des hommes en bonne santé.

Au chapitre « Remerciements », j’ai mis les commentaires de mes trois "premiers" lecteurs, quand le livre était encore à l’état de manuscrit :


     "Ce témoignage courageux devrait servir de prise de conscience à la fois pour le grand public et pour nos autorités sanitaires. Nous avons tous été endormis en admettant l'utilisation de "volontaires" humains sains comme moralement et scientifiquement acceptable lors de tests de nouveaux médicaments. Nos autorités sanitaires admettent également avec complaisance que les effets indésirables des médicaments sont à présent la quatrième cause de mortalité dans nos sociétés occidentales, après les maladies cardiaques, le cancer et les attaques cérébrales. Les faits parlent d'eux-mêmes. En moyenne, sur dix nouveaux médicaments, un seul passera l'étape des essais cliniques. Ce chiffre ne reflète pas uniquement la faible prévisibilité des essais pré-cliniques sur les animaux, il souligne également certaines faiblesses inhérentes et toujours d'actualité dans la conception des essais cliniques. Par conséquent, il est grand temps de moderniser le modèle de test médicamenteux actuel."
                André Ménache, directeur de l’association Antidote Europe

     "En 2006, les industries pharmaceutiques ont engrangé des revenus de 600 milliards de dollars américains. Leurs profits sont colossaux. Pour faire approuver leurs médicaments, qui sont rarement nouveaux, ils doivent suivre des protocoles et les tester sur des humains. Comment cela fonctionne-t-il ? Quels sont les risques ? Qui accepte d’être testeurs ? Le témoignage bien documenté de Michelle Julien nous révèle les arcanes de cet univers mal connu. En tant que témoignage, il vaut la peine d’être lu. Toutefois, l’auteure va plus loin : elle décortique, analyse et soulève des questions éthiques fondamentales. C’est un livre courageux et précieux."
               Richard Poulin, professeur titulaire de sociologie, Université d’Ottawa

     "Un témoignage édifiant sur les coulisses de l'expérimentation médicale. Au-delà des dérives révélées, son grand mérite est de nous rendre "plus critiques" vis-à-vis de l'industrie pharmaceutique."
                Thierry Souccar, journaliste et auteur scientifique



Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Mardi 10 mars 2009
 
   Le livre : "Le monde ignoré des testeurs de médicaments" est sorti :  

 

    Chaque année, en France, les effets indésirables des médicaments provoquent 140 000 hospitalisations et 32 000 décès. Le principe actif d’un médicament allopathique n’est jamais sans effets secondaires. L’opinion publique en prend conscience à cause de scandales, comme la Thalidomide ou le Vioxx, qui conduisent les pouvoirs publics à exiger des laboratoires toujours plus de tests sur les humains, avant et après l’autorisation de mise sur le marché de leurs produits.

    Dans un style vivant et avec humour, Michelle Julien nous ouvre les coulisses de la mise au point de produits pharmaceutiques à travers le prisme des testeurs de médicaments. Qui sont-ils ? Comment sont-ils recrutés et par qui ? Y a-t-il une législation pour les protéger ? Est-ce différent au Royaume-Uni et aux États-Unis ? Ce livre est un document d’actualité unique qui rend compte de la réalité de cet univers, sans misérabilisme ni voyeurisme. L’implacable constat est qu’il reflète le fonctionnement de notre société de consommation : toujours plus d’hypocrisie dans la banalisation de sa marchandisation.


SOMMAIRE 

J’ai testé pour Vous   
                  
Premier pas dans le monde des essais cliniques

      
Pharma Academy    

              
Caucasian race is beautiful

                   
Plus facile de juger les testeurs    
      
L’étudiante en médecine       

           
Remplacez mon fils par un rat !
           
Le département Soleil Vert
           
Dose maximale tolérée
                       
Walk like a zombie !   
                   
Suivez la lumière rouge   
                   
My toubib is rich      
                                  

La réglementation des essais cliniques                

Le rêve américain
  
Conclusion     
  
Le jargon des essais cliniques

Remerciements       




 
Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Mardi 10 mars 2009

  Après France Inter, Radio Nova, RMC, je passe en fin de semaine sur 100% radio, dans la matinale d’Emmanuel Bouisset. L’interview a été préalablement enregistrée sur une longueur de plus de 10 minutes. Puis un montage l’a ramenée à 5 minutes. Ce sont les impératifs de l’antenne.

J’ai la voix essoufflée et je mange mes mots : c’est dur de parler de l’expérimentation humaine en un temps si réduit ! Un sincère remerciement à 100% radio et Emmanuel Bouisset de me donner l’opportunité de m’exprimer sur le thème des (tests de) médicaments.


Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Vendredi 6 mars 2009

   J'ai été contactée par deux pigistes de France Soir : Esther THWADI-YIMBU et Nassima DELCI.

 Conversation téléphonique de plus d’une heure avec la première pigiste, pour un article qu’elles se partageaient sur le thème des essais cliniques.

La jeune femme n’avait pas lu le livre et n’avait fait aucune enquête/recherche préalable sur le sujet. Elle n’avait d’ailleurs jamais entendu parler des trois différentes phases de tests, ainsi que leur rôle et objectif. C'est dire !

Le sujet me passionne. Je prend la peine d’entrer dans une longue explication en lui donnant des éléments propres à mon enquête, comme ceux réalisés sur les États-Unis.

 L'article doit être bouclé (torché) pour la fin de la journée. Je découvre le "résultat" à la parution du lendemain :
 
Le papier de la journaleuse Nassima Delci est un patchwork d’éléments pompés dans ma conversation, comme le passage sur les États-Unis, sans, jamais citer mon nom en référence. Et puis, -bien sûr-, un genre journalistique digne du feu « Le droit de savoir ».

  •  L’étudiant qui risque la vie en avalant des cachetons…. Pour arrondir ses fins de mois.
  • L’étudiante qui risque le vih en suçant des b****… Pour arrondir ses fins de mois.
  • Le vieux qui risque la gastro en mangeant les déchets des supermarchés… Pour arrondir ses fins de mois.
« Le droit de savoir » a peut-être disparu, mais son style voyeur-racoleur-misérabiliste fait toujours des émules.
 
  Les méthodes de ces deux "journalistes" ? De la malhonnêteté intellectuelle la plus crasse ! La page FaceBook de Nassima Delci affiche le slogan "Mais si, la presse écrite a un avenir !". On voit comment certains journalistes "travaillent" à ce que la presse écrite ait (encore) un "avenir"...

  Les journalistes ont une mauvaise image auprès du grand public qui se détourne toujours plus de la presse écrite et des médias traditionnels. Ce type de presse ne devrait pas avoir d'avenir !




Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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  • : Auteure de l'ouvrage "le monde ignoré des testeurs de médicaments, témoignage-enquête dans l'univers de l'expérimentation humaine" (éditions du Cygne) Pour me contacter, veuillez utiliser mon adresse mail: julien.michelle (+) yahoo.fr

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