Lundi 29 juin 2009
     À ma dernière visite chez mon médecin généraliste, je me suis amusée à compter le nombre de femmes dans la salle d’attente. Sur les 10 personnes présentes, toutes étaient des femmes ! Je précise que j’avais pris rendez-vous pour une otite, d’abord traitée sans succès avec de l’extrait de pépin de pamplemousse. Je commence toujours par la phytothérapie plutôt que de me précipiter chez le toubib.

Les femmes seraient-elles plus malades que les hommes ? Aux Etats-Unis, 80 % des consommateurs de médicaments sont des… consommatrices. La  raison  à cette boulimie féminine des médicaments ? Les médias ! Et particulièrement la presse féminine. Je me suis prêtée à l’exercice suivant : compter dans un magazine féminin grand public – Prima (juin 2009)– le nombre de publicités par catégorie : alimentation, cosmétique, médicaments.

Alimentation

     * Céréales « bien-être intérieur »
     * Eau qui « renforce les os »
     * Eau qui « élimine »
     * Biscuits « légers »
     * Plat cuisiné d’une célèbre marque de régime
     * Sucre « 50% de calories en moins »
     * Fromage « 39% de matière grasse en moins »
     * Sachets « aides-minceur »
     * Croquettes chats « fiers de leur pelage, maîtresses convaincues »
     * Moutarde « tenue correcte exigée »
     * Boîte de conserve au saumon « pour faire plaisir aux enfants »
     * Fromage « pour ceux qui ont du caractère » (reproduction d’un mousquetaire)
     * Sablés (deux enfants apparaissent à l'image)
     * Blanquette de veau, « je me régale c’est la faute à. J’en veux encore, c’est la faute à. »
     * Boîte de conserve aux légumes « sublimes rencontres »

15 pubs.Thèmes récurrents : le régime minceur et des messages centrés sur l’apparence physique, même pour de la moutarde ou les chats !


Cosmétique

     * Soin visage « hydratant 24 H fortifiant »
     * Rouge à lèvres 18 Heures « résiste à toutes les épreuves »
     * Déodorant « bio efficace 24 heures »
     * Lingettes intimes au camélia « hydratantes 24 heures »
     * Lait solaire « pour les peaux les plus vulnérables »
     * Crème anti-cellulite
     * Shampoing contre les cheveux « indisciplinés »
     * Fond de teint « double action liftante »
     * Soin anti-rides visage « Et » yeux
     * Déodorant « traitement intensif »
     * Sérum anti-cellulite
     * Douche hygiène intime « qui protège des agressions extérieures »
     * Soin cheveux colorés
     * Gel toilette intime « hydratation spécial sécheresse »
     * Sérum anti-cellulite

14 pubs. Thèmes récurrents, un corps sans cellulite. Un visage sans rides, fortifié, lifté. Les aisselles doivent subir un traitement intensif. Les cheveux colorés doivent être disciplinés. Le pubis doit sentir le camélia, être hydraté, tout en étant protégé des agressions extérieures.


Médicaments (produits spécifiés vendus en pharmacie)

     * Complément alimentaire « drainage et minceur »
     * Pastilles « pour être sûr de son haleine »
     * Sachets « gênes urinaires »
     * Antiseptique « hyper efficace, sans piquer, hyper-précis »
     * Lecteur de glycémie
     * Gélules « programme minceur silhouette ciblée »
     * Comprimés « pour retrouver votre équilibre nerveux »
     * Complément alimentaire « combat contre les graisses
     * Flacon « comportement anormal de votre animal »
     * Patchs « articulations sensibles »
     * Gélules « modérez votre stress »

11 pubs. Thèmes récurrents, femmes et animaux au comportement anormal. Régimes, diabète, mauvaise haleine et pubis qui gratouille… créer, maintenir et renforcer une insécurité vis à vis de son corps et la peur, celle de vieillir et de grossir. Pas étonnant qu’elles auront besoin de « modérer leur stress », les lectrices des magazines féminins !

     Les médias prennent vraiment les femmes pour des connes… peut être parce qu’elles le valent bien ? Car la seule image qui renvoie à une personnalité forte, courageuse et "qui a du caractère", c'est celle d’un homme, un mousquetaire.

L’image de la femme dans les médias est un thème que je traite largement dans mon prochain livre, ou plutôt manuscrit, car je n’ai toujours pas trouvé d’éditeur.


Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Lundi 29 juin 2009



     Pourquoi une tisane de badiane (ou anis étoilée) serait-elle un bon remède contre la grippe ? Pour les addictés aux médicaments allopathiques, sachez que l'acide shikimique, la molécule active du Tamiflu, est extraite de cette plante.

Attention, cependant aux idées reçues sur la non-dangerosité de la phytothérapie : si la badiane vietnamienne ou chinoise sont bénéfiques, celle originaire du japon est toxique.



Par Michelle Julien - Publié dans : blah blah
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Dimanche 21 juin 2009
     Une belle leçon d’hypocrisie journalistique hier soir sur France 5, à travers le documentaire "Les médicamenteurs", labellisé « choc !!! »... par Télé7jours. C’est dire ! 

      Le Pouvoir et L’Argent - Depuis quand les journalistes choisissent-ils leur profession pour défendre la veuve et l’orphelin ? On ne choisit pas le métier de journaliste (ou de commercial dans l’industrie pharmaceutique) par philanthropie. Fricoter avec la sphère politique et les industriels, recevoir des cadeaux, avoir des « free lunch », c’est aussi cela, la dure réalité du travail de journaliste ...

Le documentaire s’est bien gardé de remettre en question la façon dont les Français (les journalistes inclus) voient et consomment les médicaments. Ni une critique globale de notre société mercantilisée. Pourquoi ?  Ceux qui en profitent le plus sont les privilégiés. Et les journalistes font partie intégrante de ce « me too », je veux m’en mettre plein les fouilles avec le minimum d’effort possible.

     Les journalistes, c’est le site Décroissance (Institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable) qui en parle le mieux :

         « La lutte contre l’insupportable et insondable bêtise des journalistes de la télévision et leur œuvre de crétinisation des masses est sans doute un défi plus lourd encore que le combat contre le réchauffement climatique. »

    Le site consacre également une page "Insultes - Sottises", un florilège de petites phrases crétines et pétries d'ignorance sur la décroissance. Un exercice que je pourrais aussi faire avec le thème des testeurs de médicaments et les journalistes qui m'ont contacté depuis la sortie de mon ouvrage. Comme récemment cette journaliste  de M6, au parcours scolaire révélateur du milieu privilégié dans lequel la jeune femme a toujours évolué :  Sciences Po, Lycée Montaigne, University of Connecticut, DESS de Lettres Modernes, Ecole de Journalisme… A la première seconde de l'entretien, elle m'annonce (tous les autres l’ont fait avant elle, d’ailleurs) n’avoir pas lu mon livre : manque de curiosité et paresse intellectuelle caractéristiques, la pigiste a déjà bien intégré sa profession !

    Bardée de diplômes (payés par papa, maman) pour en faire quoi ? Cette journaleuse était seulement fichue de répéter en boucle la même question « Et ça rapporte combien les tests de médicaments ????? ». Un ton condescendant ajouté au mépris non dissimulé pour ‘ces salauds de pauvres (chomeurs, rmistes) qui gagnent du fric à tester des médocs’, « puisque qu’ils ont du temps à perdre à le faire », me précise-t-elle. Heureusement que les ‘salauds de pauvres ont du temps à perdre pour daigner faire ce que les privilégiés ne feront jamais ! Et il faut même qu’un énième reportage sur ce thème les encourage à continuer - stigmatisation inclus, par un savant dosage ‘cobayes’ et 'danger des médicaments testés’ -  afin que cette jeune journaliste et ses confrères de la classe privilégiée puissent aussi continuer à les consommer, en toute bonne conscience.

Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Jeudi 11 juin 2009
      Le 9 juin prochain, France 5 a diffusé un documentaire intitulé "Les médicamenteurs". Peur sur la ville ! Les médicaments nous mentiraient ? Alors si c’est vraiment le cas, les médicaments nous mentent à l’insu de notre plein gré !

    Que nous apprend le documentaire ? Selon les critiques déjà parues sur des sites, tel que celui de  télé7jours : « C’est une enquête choc !!!!! ». Choc, pour qui ? Ceux qui ont l’habitude de lire  le magazine UFC-Que choisir n’apprendront rien de nouveau à ce qui est écrit ICI. L’industrie pharmaceutique comme son nom l’indique est une industrie. Et comme toute industrie, sa raison d’être est de faire des profits. Salariés bien payés, commerciaux, actionnaires, l’important n’est pas la qualité du produit, mais que ça rapporte gros. C’est la même chose dans l’industrie de l’audiovisuel, celle-là même qui a financé ce documentaire. Ayant rencontré l’une des auteures/réalisatrices, clope vissée au bec, cela me laisse toujours perplexe d’observer des individus cracher sur les labos, tout en étant leur meilleur client. Ya bon, les gros médocs allopathiques !  - Petit rappel pourquoi les fumeurs(*) sont les meilleurs clients des labos :

     "La majorité des essais cliniques tourne autour des mêmes maladies (diabète type II, hypertension, maladies cardiovasculaires) ; celles liées à une mauvaise hygiène de vie, dont le fait de fumer. Un fumeur cumulera bien souvent les trois pathologies et ce sont ces mêmes maladies qui produisent les blockbusters et plombent la sécu".

    On enfonce des portes ouvertes. Encore un documentaire (article, livre) qui aborde le thème des médicaments et de leurs fabricants en copiant les scénarios de films hollywoodiens : y’a le méchant facilement identifiable - l’industrie pharmaceutique, pis y’a le gentil pour lequel on peut tous s’identifier : le consommateur de médocs. Un gentil forcément  victime du méchant. Il serait salutaire que les "anti grand Satan pharmaceutique" cessent d’infantiliser les consommateurs, à la manière de l'animation puérile dans le film. Mais pourquoi les réalisateurs/producteurs de ce "Médicamenteurs" auraient-ils eu envie de responsabiliser les gens ? L’abrutissement général profite à notre société de passivité consumériste  : les labos, les pubs qui financent les médias qui financent des documentaires qui veulent nous faire gober la pilule « docu choc ».

    En vérité, Les médicamenteurs ont une vision très conformiste du marché des médicaments. A la télé, la cible téléspectatrice est traditionnellement la ménagère de moins/plus de 50 ans.  Et il ne faut jamais brutaliser cette poule aux oeufs d’or, toujours la caresser dans le sens du plumage (grosse consommatrice de médicaments de confort et payeuse de redevance). Une poule aux œufs d’or nouvellement gavée à l’Alli - grâce aux médias - cette même industrie qui salarie les journalistes auteures/réalisatrices du documentaire. Comme je l’ai écrit dans un précédent billet :

     "Le jour de la mise en vente d’Alli a été outrancièrement médiatisé par tous les journaux  télévisés et de presse écrite. Les journalistes, GSK leur dit merci !".

Alli n’est pas remboursé par la sécu (pas besoin d’aller chez les méchants toubibs qui influencent leurs gentils patients à cause des méchants labos qui les payent pour le faire), les effets secondaires sont clairement listés : ça donne une bonne chiasse, et l’efficacité n’est pas exagérée : ça ne fait perdre qu’un seul petit kilo en un mois de coûteux traitement. Et pourtant, deux semaines après sa mise sur le marché, Alli est en rupture de stock.

     Le fameux fichier de « bons clients » des journalistes. Celui sur les « anti-lobby des labos » semble ne contenir que les deux mêmes noms qui trustent les documentaires/plateaux télés/articles presse : Philippe Even et Philippe Pignarre. Ces deux témoins de choix collent parfaitement au discours de déresponsabilisation/victimisation du consommateur, distillé dans ce documentaire :

Philippe Even. Professeur émérite, ancien pneumologue, considère que le  « danger du tabagisme passif est, en fait, inexistant. Les campagnes sur le tabac culpabilisent les fumeurs et qu’à cause de l’interdiction du tabac dans les restaurants et bars, il y aurait une réduction de la convivialité, une augmentation de la désertification des villes et les gens seront enfermés dans leur clapier devant leur poste de télé. »  La solution pour Even : « si les non-fumeurs ne supportent pas la cigarette, qu’ils restent chez eux mais laissent les fumeurs fumer dans les bars… au nom de la convivialité. »  Ecouter son discours  ICI.
    Donc, quand les non-fumeurs restaient "enfermés dans leur clapier" parce qu’ils ne supportaient plus les effluves de cigarettes dans les bars/restaurant, ça ne dérangeait pas Even. Imiter son acteur/chanteur préféré ou copier le cow-boy de la pub, on commence à cloper à l’adolescence : vouloir être intégré dans un groupe et se donner une allure cool, ou plutôt devrais-je écrire « convivial ». Mais les fumeurs ont-ils le monopole de la « convivialité » ?  Et que dire des travailleurs dans ces lieux ? Les serveurs, les barmen qui passent 8 heures par jour dans un lieu enfumé ? Pas certain qu’un grand professeur de médecine tel que Even aurait apprécié de travailler dans de telles conditions. Even affirme que "des centaines d'études démontrent que  le danger du tabagisme passif est inexistant" ? Vivement le prochain documentaire  sur les "anti-cigarettes-menteurs" sponsorisé par Philip Morris  et diffusant le discours de cet éminent pneumologue et figure de l’« anti lobby des labos » !

Philippe Pignarre. On connaissait la gauche caviar, les bobos écolos qui roulent en 4X4, avec Pignarre, on inaugure la gauche de la gauche caviar : (ancien) directeur commercial pendant 17 ans dans l’industrie pharmaceutique, (ancien) membre engagé de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), créateur des éditions ‘Les empêcheurs de penser en rond’ (groupe La Découverte). Une maison d’édition financée successivement, et au gré des diverses fusions pharmaceutiques, par les labos Delagrange, Synthélabo, puis aujourd’hui par Sanofi.  L'éditeur Pignarre évolue  dans une industrie (l’édition non indépendante) dont les rouages lui sont familiers, car ils ressemblent fort  au secteur pharmaceutique : fusions et rachats par de puissants groupes industriels, dont ceux de la pharmacie. Selon la ligne éditoriale des éditions Les Empêcheurs de penser en rond :

   « Les nouveaux auteurs publiés sont encouragés à échapper à la forme traditionnelle de l'essai en expérimentant de nouveaux modes d'écriture, plus proches du document et du témoignage. »

Sauf que le blockbuster de Pignarre, Le grand secret de l'industrie pharmaceutique, n'est pas le "témoignage" de sa propre expérience d’(ancien) directeur commercial de l’un des plus puissants labos français. En fait « son grand secret » de l’industrie pharmaceutique, aurait pu être écrit par n’importe quel professeur d’économie… américain, car Pignarre évoque surtout ce qui se passe aux USA, en citant par exemple  la FDA, sans mentionner l’Afssaps. Plus facile de critiquer ce qui se passe aux USA. Plus facile de taire son propre rôle de directeur commercial et ainsi sa contribution directe aux pratiques et dérives commerciales de l’industrie pharmaceutique…


A la page 39, du « grand secret » de l’industrie pharmaceutique :

  « On préfère désormais laisser croire que ces maladies sont dues au mode de vie et en particulier aux habitudes alimentaires, ce qui a été contredit par toutes les études sérieuses, en particulier pour les maladies cardio-vasculaires et pour le cancer(**). »


De quelles études « sérieuses » Pignarre fait-il référence ? Celles réalisées par la même équipe qui démontre que «  le danger du tabagisme passif est inexistant » ?


     Les gens ont la même attitude vis-à-vis de leur consommation de médicaments (et de leur vision de l’expérimentation humaine) que les fumeurs avec le danger du tabac. Moins d'un fumeur quotidien sur quatre considère que le risque de cancer associé à son propre tabagisme est élevé. Les fumeurs élaborent une stratégie de mise à distance du risque (le tabac, c'est dangereux… pour les autres, par exemple.).
    Les consommateurs de médicaments fonctionnent pareil : c’est celui qui teste des médicaments qui se met en danger, jamais le consommateur qui achète le même produit pharmaceutique. Les effets indésirables des médicaments  - faut-il rappeler que tous les médicaments comportent des effets indésirables – c’est pour les autres, jamais pour soi.
    Si les gens ne veulent plus que l’industrie pharmaceutique markette la santé humaine, qu’ils commencent donc par respecter leur propre santé, et ils cesseront d’être les (futurs) meilleurs clients des labos. Les médicaments ne mentent pas aux gens. Ce sont les gens qui se mentent à eux-mêmes.



(*).
Un français sur trois est un fumeur.

(**). Merci à Libby du CAV pour l'info.



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Mardi 9 juin 2009


     De nouvelles études britanniques viennent de révéler que les fumeurs coûtent  plus de £5 milliards par an au NHS (National Health Service).

Rappelons qu’en France, un francais sur trois fume.


Smokers costs the NHS more than £5 billion a year, researchers have found.

The figure is up to five times more than what was previously thought.

Earlier studies put the cost of smoking to the NHS at between £1.4 billion and £1.7 billion in 1991 but the new analysis pushes this figure to £5.17 billion in 2005/06 and could still be an underestimate.

Researchers from the Department of Public Health at Oxford University said illness and disability linked to smoking puts a "huge burden" on the health service.

The largest proportion of the money spent on illness caused by smoking was on cardiovascular diseases (£250.8 million), the study showed.

Lead researcher Dr Steve Allender said: “We did not include the burden due to passive smoking or other conditions reported to be associated with smoking such as infertility, stillbirths, osteoporosis and eye diseases. If you added all the indirect health costs and overall costs to the economy then the figures would be massive."



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Mercredi 3 juin 2009


    Une étude clinique a mis en évidence l’effet placebo du prix des antalgiques : plus le produit pharmaceutique était annoncé comme cher, plus le participant le percevait comme efficace.

* Publication de cette étude : Commercial Features of Placebo and Therapeutic Efficacy

* En savoir plus : More Expense = Less Pain




Par Michelle Julien - Publié dans : blah blah
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Mercredi 20 mai 2009


    L'année dernière, la BBC avait diffusé le même type de programme : six jeunes britanniques "fashion victimes" partaient travailler  en immersion dans des usines indiennes qui fabriquent des vêtements pour la clientèle occidentale.

    Cette fois-ci, ce sont six jeunes britanniques addictés aux "takeaways"

Pourquoi parler de ce programme ? Je pense que l'on devrait faire le même genre d'"expérience" pour les médicaments. Cela rendrait les gens plus responsables vis-à-vis de leur consommation de médicaments, en les confrontant à la réalité de l’expérimentation humaine.




Voici le pitch :

Six young British food consumers go to live and work alongside the workers in south east Asian food industries

A huge percentage of the cheap food we eat in the UK comes from South-East Asia, where it is harvested and processed before being placed neatly in the supermarkets where we don't even have to think about its journey

We consumers are pretty much aware by now of how spoiled we are for choice when it comes to buying or ordering food at reasonable prices.

This ambitious new four-part series, which debuts tonight, attempts to uncover the human cost of producing the food we take so much for granted and goes behind the scenes of the tuna, prawn, rice and chicken industries.

Six young British consumers - fussy eater Jess (19), fast-food fan Manos (20), fitness fanatic Olu (25), luxury food lover Lauren (21), keen cook Josh (20) and ethical shopper Stacey (20) - travel to south-east Asia to see for themselves what's involved.
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They have to catch, harvest and process food products that are eaten every day in the UK.

They also eat, sleep and live with the food workers in the poorest areas of Indonesia and Thailand and see how they fare living on the same wage - the average for such workers being around £3 a day.

In tonight's first episode the travellers enter Indonesia's tuna industry in Bitung on the island of Sulawesi.

In the UK, over a billion tins of tuna are consumed each year and Bitung's canneries supply many of our supermarkets and sandwich chains.

Living with the workers in their basic conditions, they endure the 90-degree heat of the tuna canneries and struggle with the harsh realities of life on a traditional tuna boat in the western Pacific.

The extreme conditions affect them all - as does the hand-to-mouth existence of those they are living with. But the big question is whether their unsavoury experiences will make them - and the programme's viewers - think twice about eating such cheap imported foods.





Par Michelle Julien - Publié dans : MEDIAS
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Vendredi 8 mai 2009
     Les boîtes d’Alli  - en vente depuis seulement deux jours – partent comme des petits pains ; un comble pour une pilule régime.  Dans certaines pharmacies, il se vend une boîte toutes les dix minutes (*).

     Cet énième médicament de confort est une nouvelle fois la preuve que le marché du médicament est basé sur le système capitaliste de l’offre   (l’industrie pharmaceutique) et de la demande (les consommateurs). C’est la demande qui est pourrie, l’offre ne fait qu’y répondre. Une demande paresseuse et assistée, incapable de prendre en main sa propre santé sans avoir recours à des petites pilules qu’elle croit « miracles ». Car c'est bien plus facile de gober un cacheton que de faire une demi heure d’exercice physique.

Les journalistes, GSK leur dit merci !

   Un pharmacien explique que le Xenical -  médicament sur ordonnance depuis 2006 et composé de la même molécule, mais deux fois plus dosée - a fait un « bide ». En trois ans, ce pharmacien en aurait vendu 9 boîtes (**). Pourquoi ce succès foudroyant pour l’Alli ? Les français seraient-ils plus gros qu’en 2006 ? Le jour de la mise en vente d’Alli a été outrancièrement médiatisé par tous les journaux télévisés et de presse écrite. Le Parisien en a même fait sa couverture. Une aubaine doublée d’une véritable pub gratuite pour le labo GSK ! Merci, les journalistes !

En résumé, Alli blockbuster, c'est le savant dosage déresponsabilisation consumériste et médiatisation journalistique.


(*). Source : Le Parisien, 08 mai 2009
(**). Source : Le Parisien, 11 mai 2009

Par Michelle Julien - Publié dans : blah blah
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Vendredi 1 mai 2009
Tite critique dans le bimensuel Pratiques de santé de Mai, un magazine spécialisé dans les médecines naturelles. Extrait :

" Michelle Julien décode comment tout est fait

pour que ces médicaments

passent les tests avec succès


et obtiennent ainsi

la fameuse et tant convoitée

autorisation de mise sur le marché. "


Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Jeudi 30 avril 2009

     Une tite critique de mon livre dans l’hebdo « Version Femina » par Isabelle Giordano.

   
Isabelle Giordano écrit :

     « les consommateurs ont le  droit aussi d’être informés sur le fait qu’il y a chaque année des millions d’humains enrôlés dans des essais cliniques. »

     Oui, ils ont le droit de savoir. Et ce n’est de toute façon pas une information cachée. La problématique est plutôt que les consommateurs ne savent pas parce qu’ils ne veulent pas savoir. Dès que l’on parle d’expérimentation humaine, les oreilles se ferment. Savoir, cela pourrait avoir comme conséquence de modifier notre façon de consommer les médicaments. Ah ben non alors !

Par Michelle Julien - Publié dans : Présentation Livre
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Présentation

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